Du 13 au 16 avril 2016 – CETTE PIÈCE EST EN COURS DE MAINTENANCE. MERCI DE VOTRE COMPRÉHENSION

Une installation d’œuvres en cours d’étude (préservation et restauration) par le PAMAL

Seconds originaux : Angelino (Albertine Meunier), Counter (Grégory Chatonsky), DOEK (Annie Abrahams et Jan de Weille), Le critique automatique (Antoine Schmitt, Jean-Pierre Balpe), Videotext Poems (Eduardo Kac).

Un grand merci à eux !

Lionel Broye, Lola Dubus, Emylou Mahon, Camille Malavaux, Jean-Baptiste Palay et Emmanuel Guez

Du 13 au 16 avril 2016 – LOOPING BEASTS – Une archéologie du gif
Un workshop avec Lucille Calmel

PAMAL – Palais de Tokyo

VISION PROGRAMME

Un très grand merci à l’Andéa, Stéphane Sauzedde, Ninon Duhamel, Maud le Garzic pour avoir relevé ce beau défi !

www.andea.fr

VISIO palais tok-image - pamal_2

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2 décembre 2015 : Conférence de Christophe Bruno, intitulée « Art, bugs et temporalities on the network », au colloque international « Temps et Temporalités du Web », organisé par l’équipe du projet ANR Web90 1er-3 décembre 2015
CNRS/Paris-Sorbonne/UPMC
Institut des sciences de la communication
20 rue Berbier-du-Mets,  75013 Paris

http://www.iscc.cnrs.fr/spip.php?article2148

Morgane Stricot, étudiante-chercheuse au PAMAL, a reçu le prix LEONARDO pour sa communication au Symposium des chercheurs émergents lors du 6e colloque international (Re-Create) portant sur les « Histories of Media Art, Science and Technology », qui s’est tenu début novembre à Montréal.

Sa communication avait pour titre : Préservation et archéologie des média : importance de la rétro ingénierie dans la reconstruction archéologique d’œuvres d’art à composante technologique (cliquez sur le lien pour en lire le résumé).

Il va sans dire qu’au PAMAL et à l’ESA d’Avignon, nous sommes très heureux pour Morgane Stricot et que ce prix nous encourage à poursuivre nos recherches dans un contexte qui est loin d’être facile en France.

Oliver Grau et Morgane Stricot lors de la remise du prix LEONARDO

Oliver Grau et Morgane Stricot lors de la remise du prix LEONARDO

Le Symposium des chercheurs émergents est un événement spécial d’une journée qui se tient en collaboration avec Re-Create 2015. Il marque également le 10e anniversaire de la série de colloques Re-. Ce forum souligne l’apport des nouveaux spécialistes dans le domaine interdisciplinaire en pleine croissance des Media Art Histories. Le symposium pour les chercheurs émergents offre l’occasion unique aux étudiants des 2e et 3e cycles, aux récents détenteurs d’un diplôme de doctorat et de post-doctorat, de même qu’aux praticiens émergents à l’extérieur du milieu académique, de présenter leurs recherches et leurs pratiques à une communauté internationale composée de spécialistes et d’étudiants, d’approfondir et d’échanger leurs idées dans des groupes de travail, d’entendre les commentaires d’experts établis dans leurs champs respectifs et d’assister au plus grand colloque international en la matière.

Re-Create 2015 était consacré à l’exploration des théories, des méthodes et des techniques pouvant servir à comprendre non seulement les paradigmes passés et actuels, mais aussi ceux de l’avenir sur lesquels se fondent les pratiques de création matérielle faisant appel aux technologies dans des contextes de recherche, et ce d’un point de vue tant historique que critique.

Qu’est-ce que le Prix Leonardo ? Les organisateurs de l’International Conference on the Histories of Media Art, Science and Technology, en collaboration avec Leonardo/ISAST décernent une bourse à l’étudiant ayant donné la meilleure présentation pendant le Symposium des chercheurs émergents. Le récipiendaire reçoit 1000 $ CAN pour soutenir sa recherche. Cette bourse est généreusement offerte par Leonardo/ISAST et les éditeurs de Relive: Media Art Histories (Sean Cubitt et Paul Thomas, aux éditions Leonardo Book Series, MIT Press).

Pour être juste, il faut préciser que Morgane Stricot​ partage son prix avec Allison Leigh​ (PhD. Postdoctoral Fellow in Art History, Faculty of Humanities and Social Sciences) pour sa communication intitulée : The Cooper Union Synartesis: An Experiment in Inter­Chronological and Trans­Historical Teaching and Research.

Life_and_Death_102015.001« Comme il existe un art média-archéologique, nous défendons l’idée d’une préservation média-archéologique des œuvres d’art médiatique et numérique. Contrairement à d’autres « écoles » de préservation des arts numériques,  l’approche média-archéologique invite à penser la lacune, la perte et le bug. Que nous apprend alors la lacune – ou l’impossibilité de dupliquer matériellement l’œuvre –, au-delà de l’obsolescence des machines industrielles, sinon une mutation de ce que appelons, provisoirement encore, « écosystème » médiatique. Il s’agit alors non pas de penser la lacune en creux en la niant, par l’émulation, la simulation ou la ré-interprétation (qui ont aussi leur légitimité), mais au contraire de la mettre en avant. Non pas d’enterrer l’œuvre dissoute dans ses matérialités et de la laisser à l’oubli – faute de mieux, mais de la montrer et la transmettre dans son « dysfonctionnement ». Comme telle, l’oeuvre inopérante devient alors une archive. Ainsi l’oeuvre meurt-elle pour renaître sous une autre forme tout aussi riche.  Que nous apprennent ensuite la perte et la disparition des données des œuvres elles-mêmes, sinon qu’il existe une vie et une mort des machines médiatiques et de leurs « textes », dotées de temporalités propres, comprenant des phénomènes de nouvelles naissances (recyclage, réincarnation, métempsycose, palingénésie – le terme est à trouver). Enfin, la lacune et la perte ne sont-elles pas la manifestation de ce que nous appellerions « le bug originel » propre à tout système d’information. Mais, à son tour, que nous apprend le bug, cet impensé de l’histoire des ordinateurs, sinon l’idée qu’il existe un point de vue machinique, recoupant l’idée d’une subjectivité computationnelle (intentionnelle ou non), faite de noise et de calcul. Temporalités, écosystèmes, matérialités, recyclabilités, computationnalités, cinq notions parcourues grâce à trois cas de préservation d’oeuvres d’art numériques et à deux œuvres, dont l’une réalisée spécialement par le collectif Scrumology Prod pour  l’exposition « Une archéologie des média » (mai-juin 2015, Seconde nature, Aix-enProvence) ». Cette conférence fait suite à celles prononcées à l’IMAL (nov. 2015) et à l’INHA (avril 2015).

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Colloque « Architectures de Mémoire » – 16-18 novembre 2015
(Conférence, le Mercredi 18 novembre à 11h00)

Colloque organisé dans le cadre du Labex Arts-H2H, sous la direction de Jean-Marie Dallet (Université de Paris 8), et du NT2, sous la direction de Bertrand Gervais (UQAM).

Archives nationales, Pierrefitte-sur-Seine
59 Rue Guynemer, 93383 Pierrefitte-sur-Seine.
Métro Saint-Denis – Université (ligne 13)

Les artistes média-archéologiques s’emparent du présent, en déconstruisant et déjouant le discours dominant du high-tech et de l’innovation, ainsi que les stratégies des industries numériques. Ils en explorent les effets artistiques, écologiques, économiques, financiers, scientifiques. À rebours d’une obsolescence désormais calculée et de l’idéologie du nouveau, ils sondent les matérialités des machines en recyclant les anciennes pour interroger les nouvelles, en infiltrant tactiquement les bots traders, en inventant avec joie et humour d’autres histoires des média et les futures histoires du monde de l’art.
Descendant dans les couches les plus profondes de leurs matérialités (le hardware, l’architecture réseau, les méthodes de fabrication, la matière première des composants plutôt que les interfaces visuelles et sonores), ils vont à la rencontre d’une subjectivité devenue computationnelle et contribue à inventer un nouveau matérialisme. Leur art est action : il se confronte au spectateur-consommateur, à l’utilisateur-client,
confortablement anesthésié par le user-friendly des logiciels de Bill Gates, Steve Jobs, Larry Page et Mark Zuckerberg. Leur économie n’est ni celle des grandes foires de l’art contemporain, décoratif et fatigué, ni celle de l’art numérique, de plus en plus spectaculaire. Bref, pour le marché, ils font figure d’outsider. Demain, ils auront raconté notre monde et celui que nous ne connaissons pas encore, mais que, déjà, les machines sont en train de fabriquer.

FESTIVAL GAMERZgamerz_guez – 6 > 25 novembre 2015

Conférence le 7 novembre 2015 à 14h
Fondation Vasarely
Aix-en-Provence

Préservation et Archéologie des Média.
Importance de la rétro ingénierie dans la reconstruction archéologique d’œuvres d’art à composante médiatique.

Les œuvres d’art médiatique, préservées ou reconstruites sous leur forme historique, c’est-à-dire avec les technologies disponibles dans leur époque d’origine, sont des témoins non négligeables de la mutation des écosystèmes médiatiques. La plongée au cœur de leur fonctionnement pour en comprendre les contraintes, parfois fortes, et leurs conséquences esthétiques ou opérationnelles sur l’œuvre d’art au cours du processus de duplication, nous permet, au sein de PAMAL, d’étudier les conditions d’émergences de ce type d’oeuvres et de d’échéances lorsque la reconstruction est lacunaire.

Au cours de cette communication, je mettrai à l’épreuve deux méthodologies de réappropriation des connaissances, la rétro ingénierie et la théorie des histoires alternatives grâce à deux études de cas, la série de poèmes videotex d’Eduardo Kac (1985-86) et Centerbeam du MIT CAVS (1977-78).

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Crédits: MIT Museum, CAVS Special Archives

 

Colloque Media Art Histories Re-Create 2015: théories, méthodes et pratiques de recherche-création dans l’histoire des arts, des sciences et des technologies médiatiques.

– 4 au 8 Novembre 2015 –

 

 

 

Université du Québec à Montréal
Agora Hydro-Québec, Coeur des Sciences,
175, avenue du Président-Kennedy, Montréal

Programme du colloque Media Art Histories